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Siège social - Domaine de Longchamp, 1 Carrefour de Longchamp 75116 PARIS

Numéro de publication au Journal officiel le 2005033

Récépissé de la Préfecture de Police 05/2802 dossier 00171796

 

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  • La Fondation Yves Rocher

    La Fondation Yves Rocher

    La Fondation Yves Rocher – Institut de France a vu le jour à l'initiative de Jacques Rocher, fils d'Yves Rocher, le créateur de la Cosmétique Végétale.

    La Fondation Yves Rocher contribue à la conduite d'actions locales et globales de conservation de la nature, de solidarité et d'éducation à l'environnement, dans plus de 50 pays du monde.

    Créée en 1991 et placée sous l'égide de l'Institut de France en 2001, la Fondation Yves Rocher œuvre pour un "monde plus vert" au travers de 2 actions phares : le Prix "Terre de Femmes" et l'opération "Plantons pour la Planète".

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    FEM

    Le Fonds pour l’Environnement Mondial est aujourd’hui la principale source publique de financement des projets d’amélioration de l’état environnemental de la planète. Il a accordé des aides à hauteur de 9 milliards de dollars sur ses fonds propres et mobilisé plus de 40 milliards de dollars de cofinancement à l’appui de plus de 2 700 projets dans plus de 165 pays. De plus, le FEM a constitué une enveloppe financière distincte de 250 millions de dollars et 750 millions de dollars de cofinancement à l’appui de la GDF/REDD+.

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    FCPF

    Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF en anglais) est un partenariat mondial consacré à REDD+. Le FCPF aide les pays forestiers tropicaux et subtropicaux à développer des systèmes et des politiques pour la REDD+ et leur fournit des paiements basés sur les résultats de réduction d’émissions. Le FCPF complémente les négociations de la CCNUCC sur REDD+ en démontrant l’application de la REDD+ à l’échelle des pays.

  • Firmenich

    Firmenich

    Firmenich est la plus grande entreprise privée dans l'industrie de la parfumerie et des arômes. Fondée à Genève, Suisse, en 1895, elle est à l’origine d'une longue liste de grands classiques de la parfumerie fine et des arômes. Sa passion pour le goût et les odeurs est au cœur de son succès. Elle est renommée pour sa créativité, sa capacité d'innovation, et sa compréhension exceptionnelle des tendances du marché. Elle investit chaque année environ 10% de son chiffre d'affaires dans la recherche, reflétant son envie permanente de comprendre, partager et sublimer ce que la nature offre de mieux.

  • UNEP

    UNEP

    Créé en 1972, le PNUE est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle de catalyseur, de défenseur, d’instructeur et de facilitateur œuvrant à promouvoir l’utilisation avisée et le développement durable de l’environnement mondial. A cette fin, le PNUE collabore avec de nombreux partenaires, dont des organes des Nations Unies, des organisations internationales, des gouvernements nationaux, des organisations non gouvernementales, le secteur privé et la société civile.

 

qui sommes-nous ?

L’association GoodPlanet a été créée en 2005 par Yann Arthus-Bertrand avec la mission d’informer et d’éduquer le public à la protection de l'environnement. Elle est devenue fondation reconnue d'utilité publique en juin 2009, une reconnaissance qui permet d’inscrire ses activités dans la durée.

La fondation GoodPlanet invite à un mode de vie respectueux à la fois de la Terre et de ses habitants. Elle encourage chaque individu à agir et propose des solutions réalistes. Pour « mettre l’écologie au cœur des consciences », elle s’appuie sur une série de programmes qu’elle ne cesse de développer et de renforcer.

Son message universel invite chacun à réfléchir à l’évolution de la planète, au devenir de ses habitants et à s’engager.

www.goodplanet.org

La création de ce site est une volonté de la fondation GoodPlanet qui œuvre quotidiennement à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement.

Le site a été pensé et réfléchi par une équipe dédiée de la fondation qui a fourni tous les textes et les photos : Olivier Blond, Eric Boisteaux, Patrick Oudin et Bérénice Tardieu.

Nous remercions l’équipe de Publicis Net pour la réalisation et la mise en œuvre du site internet.

 
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Être dans une forêt, c'est côtoyer le génie à l'état pur


Janine Benyus

Récompensée par le prix « Champions de la Terre » 2009 du PNUE

Le concept de biomimétique de Janine Benyus pousse scientifiques, architectes, designers et ingénieurs à chercher toujours davantage de processus naturels qui pourraient servir à l’humanité. Auteur d’ouvrages sur les sciences naturelles et consultante en innovation, Janine Benyus recherche des solutions durables en imitant les modèles et les processus naturels : des cellules solaires s’inspirent ainsi du fonctionnement des feuilles, les prairies servent de modèle en agriculture et les entreprises sont gérées comme une forêt de séquoias.

Au moment même où vous lisez ces lignes, il y a non loin de vous une forêt qui se livre à son industrieuse activité : de l’eau purifiée est pompée sur plusieurs centaines de mètres de haut ; des milliers de produits chimiques spécialisés sont fabriqués sur commande ; des matériaux composites et résistants s’assemblent tout seuls, en silence et à température corporelle ; des structures étanches, ignifugées et résistantes aux maladies sont sans cesse bâties pour répondre aux conditions locales ; la lumière du soleil est attrapée au lasso pour être transformée ; et dans le sol, les champignons tissent des liens entre les racines, créant un réseau d’échange d’informations et de ressources digne d’Internet.

Au sein de cette vaste usine naissent des millions de vies. Et c’est là que réside toute la différence entre les zones de production de la forêt et les nôtres. Dans une forêt, on peut se promener en toute sécurité avec ses enfants. Pas besoin de casque, de lunettes de protection ni de masque à gaz. Dans une forêt, on s’entend penser, on respire un air pur et on a sous les pieds une terre fertile et parfumée. La forêt fait partie d’un monde durable en constante construction depuis 3,8 milliards d’années, un monde peuplé de millions d’organismes qui sont l’incarnation de la sagesse d’un environnement où tout est à sa place.

Le biomimétisme consiste à s’inspirer de ces organismes et à imiter leur fonctionnement de façon à trouver des solutions durables pour l’homme. L’objectif est de créer des produits, des processus ou des politiques – c’est-à-dire de nouveaux modes de vie – qui soient adaptés à une vie sur terre sur le long terme. J’ai d’abord entendu parler de la biomimétique dans d’obscures publications, mais depuis que j’ai écrit un livre ayant ce terme pour titre, il y a 13 ans, le procédé qui consiste à s’inspirer de la nature s’est largement répandu et les produits qui en découlent emplissent les vitrines et les catalogues dans le monde entier.

Les forêts sont particulièrement riches d’enseignements. Les feuilles des arbres sont à l’origine des cellules solaires intégrées dans les vitres des fenêtres, des peintures autonettoyantes et des voiles solaires qui « éclosent » toutes seules. Les forêts tropicales nous ont permis de conceptualiser l’agriculture sur trois niveaux, nous nous sommes inspirés du gecko pour fabriquer du ruban adhésif et de papillons comme les morphos pour teindre des tissus sans utiliser de pigments toxiques ou pour améliorer nos écrans. Sans oublier les termitières, pourtant peu appréciées, qui ont appris aux architectes à refroidir un bâtiment sans consommer de combustible fossile, ni les araignées qui nous montrent comment fabriquer des fibres sans avoir recours à des températures ou des pressions élevées et sans utiliser de produits chimiques toxiques.

Si chacune de ces technologies est proprement stupéfiante, l’écosystème forestier dans son ensemble fait de véritables miracles, améliorant aussi bien l’habitat que le biome. Les biologistes de l’Association et de l’Institut de la biomimétique (Biomimicry Guild and Biomimicry Institute), situés dans le Montana, s’inspirent de cette leçon pour révolutionner l’urbanisme en Chine, en Inde, au Brésil et aux États-Unis. Nos « normes de performance écologique » poussent les gestionnaires municipaux à égaler sinon à dépasser les services écosystémiques qu’aurait rendus l’écosystème original s’il était encore en place. Combien de litres d’eau sont stockés puis lentement libérés chaque année par l’écosystème ? Combien de mètres cubes d’air sont purifiés et refroidis ? Combien de millimètres de sol sont constitués, de tonnes de carbone, stockées ou de types de biodiversité, nourris ? Autant de références qui doivent servir aux urbanistes, architectes et ingénieurs pour créer une ville « généreuse » dont les bâtiments et les paysages restituent les ressources au biome.

C’est dans ce même esprit de restitution que notre programme « Innover pour protéger » (Innovation for Conservation program) consacre l’argent tiré des produits inspirés de la nature à la protection des forêts et de tout le génie qu’elles abritent. Et pour moi, cette façon concrète d’exprimer son respect, cette gratitude traduite en actes est peut-être bien ce que la biomimétique a inventé de plus beau.

Janine Benyus